Cinq spots, tous à moins de 40 minutes du Clos Fleuri sauf un. Le point commun : de l’ombre, de l’eau, et plusieurs degrés de moins qu’en plaine. C’est là qu’il faut aller quand le Lauragais est à 36 °C.
En un coup d’œil
Spot | Depuis l’hôtel | Ombre | Le plus |
Bassin du Lampy | 28,4 km · 34 min | totale | le plus frais et le plus calme |
Lac de Saint-Ferréol | 21,6 km · 25 min | bonne | baignade en saison |
Prise d’Alzeau et rigoles | 33,3 km · 40 min | totale | le plus sauvage |
Environs de Saissac | 23,1 km · 26 min | variable | la vue sur le Lauragais |
Cubserviès et le versant nord | 58,9 km · 1 h 07 | totale | la cascade, au printemps |
1. Le bassin du Lampy — le meilleur
28,4 km · 34 minutes
Notre spot préféré, et le moins fréquenté.
Un bassin de retenue du XVIIIe siècle en pleine forêt, avec une digue en pierre, un sous-bois de hêtres et de résineux, et la rigole de la Montagne qui passe juste à côté.
Pourquoi c’est le meilleur : l’ombre est totale, il fait plusieurs degrés de moins qu’en plaine, il y a de l’eau, et il n’y a presque personne. C’est le contraire exact d’un parking de bord de lac en août.
Ce qu’on y fait : on déjeune, on dort, on suit la rigole sur 2 ou 3 km — elle est plate, puisqu’elle suit une courbe de niveau — et on rentre.
En juillet-août, c’est le refuge de la région.
2. Le lac de Saint-Ferréol — le plus complet
21,6 km · 25 minutes
Le lac offre des espaces ombragés en quantité, et l’avantage décisif : on se baigne (surveillance en saison).
La partie que tout le monde rate : le parc en contrebas de la digue, du côté opposé à la plage. Des cascades, des bassins, une gerbe d’eau, des allées ombragées du XIXe siècle. C’est le coin le plus frais et le plus calme du site, et la plupart des visiteurs n’y descendent jamais.
C’est là qu’il faut pique-niquer. Voir Le lac de Saint-Ferréol.
3. La prise d’Alzeau et les rigoles — le plus sauvage
33,3 km · 40 minutes
Le point de captage des eaux du Canal du Midi. Un ruisseau, une plaque, la forêt, et le début de la rigole de la Montagne qui va courir sur une trentaine de kilomètres à flanc de montagne.
Ce qu’on y trouve : de la forêt, de l’eau vive, du silence. Aucun aménagement, aucune foule.
Ce qu’on y comprend : que toute l’eau du Canal du Midi part d’ici. Que quelqu’un, au XVIIe siècle, a tracé une courbe de niveau sur 30 km à flanc de montagne pour que cette eau arrive exactement à 189 mètres à Naurouze. Vous pique-niquez à la source d’un monument UNESCO.
Le chemin le long de la rigole est plat. Vous marchez autant que vous voulez, vous faites demi-tour quand vous voulez.
4. Les environs de Saissac — pour la vue
23,1 km · 26 minutes
Le plus proche, et le seul où l’on pique-nique avec la plaine du Lauragais sous les yeux, jusqu’aux Pyrénées par temps clair.
L’ombre est plus variable qu’au Lampy — c’est l’entrée de la montagne, pas encore la forêt profonde. Mais c’est à 26 minutes, et la vue est imbattable.
Le bon moment : fin d’après-midi, quand la lumière rase la plaine.
5. Cubserviès et le versant nord — le plus lointain
58,9 km · 1 h 07
Un vallon boisé, des hameaux de schiste, des ruisseaux, et une cascade d’environ 90 mètres — l’une des plus hautes de France.
L’avertissement : le débit dépend des pluies. Au printemps, c’est spectaculaire. En août après six semaines de sec, c’est un filet d’eau — et 1 h 07 de route pour un filet d’eau, ça fait cher.
Allez-y au printemps. À cette saison, c’est le plus beau spot de la liste.
Composer le pique-nique
Achetez le matin, à Castelnaudary, avant de monter.
Au marché ou chez les producteurs du Lauragais : fromages régionaux de brebis et de chèvre, charcuteries artisanales, haricots lingots en conserve, miel local, pain, fruits de saison, noix en automne. En saison, safran du Lauragais ou huile d’olive.
Le vin : un rouge de la Malepère ou du Cabardès — mais souvenez-vous que quelqu’un doit conduire au retour, et que les routes de la Montagne Noire sont sinueuses.
Voir Marchés et producteurs locaux autour de Castelnaudary.
La glacière est indispensable. Une voiture au soleil monte à 60 °C. Vos fromages et vos charcuteries ne survivront pas à la matinée, et votre bouteille non plus.
Les règles, et elles comptent
- Aucun feu. Jamais. Ni barbecue, ni réchaud, ni cigarette écrasée dans les aiguilles. Le risque incendie est réel dans cette région, et le versant sud est en garrigue.
- On remporte tout. Y compris les épluchures : un trognon de pomme met des mois à disparaître et attire la faune sur les zones de passage.
- On respecte les zones autorisées. Saint-Ferréol, le Lampy et les rigoles sont des ouvrages hydrauliques en service, pas des bases de loisirs. Le balisage n’est pas décoratif.
- On ne se baigne que là où c’est autorisé. Saint-Ferréol en zone surveillée, en saison. Nulle part ailleurs.
- On se gare sur les emplacements prévus. Les chemins forestiers doivent rester accessibles aux secours et aux engins.
Quand y aller
Printemps : la meilleure. Ruisseaux pleins, cascades au maximum, forêts vertes, personne. Été : c’est là qu’il faut monter. 36 °C en plaine, 28 sous les hêtres. Automne : la plus belle. Hêtres, lumière basse, châtaignes, champignons. Hiver : cascades au maximum, mais accès incertain au-dessus de 800 m.
Ce qu’il faut emporter
- Une glacière, non négociable.
- Un coupe-vent : 8 à 10 °C de moins en altitude, même en août.
- Chaussures fermées : le versant nord est humide, les rochers moussus glissent.
- De l’eau en plus de celle du repas.
- Des sacs pour tout remporter.
Depuis Le Clos Fleuri
Le meilleur spot — le Lampy — est à 34 minutes. Le plus complet — Saint-Ferréol — à 25.
Concrètement : vous achetez au marché le matin, vous montez à 11 h, vous déjeunez à l’ombre, vous marchez le long de la rigole, vous vous baignez, et vous êtes rentré à 18 h. Sans changer d’hôtel, sans faire 200 km.
Et si vous n’avez pas envie de monter, la piscine extérieure, le solarium et le jardin du Clos Fleuri sont sur place — avec le restaurant pour le soir, et un canard qui vient précisément d’un producteur de la Montagne Noire.


