Cinq parcours, du plus facile au plus engagé, tous au départ de moins de 1 h 20 du Clos Fleuri. Distances, dénivelés, revêtements et exposition : de quoi choisir avant de partir, pas sur place.
En un coup d’œil
Parcours | Distance | Durée | Dénivelé | Depuis l’hôtel |
Tour du lac de Saint-Ferréol | ~5 km | 1 h 30 | faible | 21,6 km · 25 min |
Le long de la rigole de la Montagne | 5 à 12 km | 1 h 30 à 3 h | quasi nul | 28,4 km · 34 min |
Bassin du Lampy et sous-bois | 4 à 6 km | 1 h 30 | faible | 28,4 km · 34 min |
Cascade de Cubserviès | 3 à 6 km | 1 h 30 à 2 h | moyen | 58,9 km · 1 h 07 |
Pic de Nore | variable | 1 h à 3 h | variable | 82,2 km · 1 h 18 |
1. Le tour du lac de Saint-Ferréol — la plus facile
~5 km · 1 h 30 · dénivelé faible · 25 minutes de l’hôtel
Le sentier fait le tour du lac, en grande partie sous les arbres, sans difficulté. Accessible à tous, y compris avec de jeunes enfants.
Ce qui la rend intéressante : ce n’est pas un lac naturel. C’est un réservoir artificiel creusé de 1667 à 1672 pour alimenter le Canal du Midi — à l’époque le plus grand ouvrage hydraulique d’Europe. La digue est monumentale. Vous marchez sur un chantier du XVIIe siècle.
Le parc, en contrebas de la digue, abrite des cascades et une gerbe d’eau. Comptez 30 minutes de plus.
Le bon plan : en été, faites le tour le matin et baignez-vous l’après-midi.
2. Le long de la rigole de la Montagne — la plus belle idée
5 à 12 km selon l’envie · dénivelé quasi nul · départs entre 34 min et 40 min
Notre parcours préféré, et le moins connu.
La rigole de la Montagne est un canal artificiel qui capte les eaux à la prise d’Alzeau (33,3 km, 40 min) et les conduit sur une trentaine de kilomètres, à flanc de montagne, jusqu’au réseau qui alimente le Canal du Midi. Elle passe par le bassin du Lampy et franchit la crête par la voûte des Cammazes, un tunnel percé à la fin du XVIIe siècle.
Pourquoi c’est génial à marcher : une rigole suit une courbe de niveau. Donc le sentier est plat, sur des kilomètres, en pleine forêt de montagne. Vous avez le paysage du Massif central sans le dénivelé.
Comment faire : garez-vous à la prise d’Alzeau ou au bassin du Lampy et suivez le chemin le long de l’eau. Vous faites demi-tour quand vous voulez — c’est un aller-retour, il n’y a aucun engagement.
Ce que vous comprenez en marchant : que quelqu’un, au XVIIe siècle, a tracé cette courbe à flanc de montagne sur 30 kilomètres, avec une pente si faible qu’elle est invisible, pour que l’eau arrive exactement à 189 mètres à Naurouze. Sans ça, pas de Canal du Midi.
3. Le bassin du Lampy et ses sous-bois — la plus reposante
4 à 6 km · 1 h 30 · dénivelé faible · 34 minutes
Un bassin de retenue du XVIIIe siècle en pleine forêt, avec une digue en pierre, un sous-bois de hêtres et de résineux, et la rigole qui passe à côté.
C’est frais, c’est ombragé, c’est calme. En juillet-août, c’est le refuge : il fait plusieurs degrés de moins qu’en plaine, et il y a de l’ombre partout.
Le parcours se combine avec la rigole pour allonger à volonté.
4. La cascade de Cubserviès — la plus spectaculaire
3 à 6 km selon le départ · 1 h 30 à 2 h · dénivelé moyen · 58,9 km, 1 h 07
L’une des plus hautes cascades de France : environ 90 mètres de chute, dans un vallon boisé du versant nord, au-dessus du hameau de Cubserviès.
L’avertissement, et il est important : une cascade dépend de la pluie. Au printemps ou après un épisode pluvieux, c’est spectaculaire. En août après six semaines de sec, c’est un filet d’eau. 1 h 07 de route pour un filet d’eau, ça fait cher.
Allez-y au printemps. C’est le moment.
Le secteur — Roquefère (65,5 km, 1 h 02), Labastide-Esparbairenque, Cubserviès — est un pays de hameaux de schiste accrochés au versant, anciens villages de scieurs et de forestiers. C’est la Montagne Noire la plus authentique, et la moins fréquentée.
5. Le pic de Nore — la plus haute
1 211 mètres · 82,2 km, 1 h 18
Le point culminant. On peut monter en voiture jusqu’au relais, ce qui en fait autant un point de vue qu’une randonnée. Plusieurs sentiers rayonnent depuis le sommet, de 1 h à 3 h.
La vue : Pyrénées au sud, Massif central au nord, plaine de l’Aude, et la Méditerranée par temps très clair.
Les trois choses à savoir : – 1 h 18 de route, soit 2 h 40 aller-retour. N’y allez que par ciel dégagé, sinon c’est perdu. – Il y a 8 à 10 °C de moins qu’à Castelnaudary. Coupe-vent obligatoire, même en août. – Le vent est permanent sur la crête sommitale.
Par temps brumeux, restez à Saissac (26 min) : la vue sur le Lauragais y est déjà splendide et vous économisez 2 h de voiture.
Bien préparer sa randonnée
- Chaussures fermées. Le versant nord est humide, les rochers sont moussus et glissants même par beau temps.
- De l’eau. Il n’y a rien sur ces parcours.
- Un coupe-vent. En altitude, il fait 8 à 10 °C de moins et il y a du vent.
- Après la pluie : les sentiers du versant nord deviennent boueux et glissants pendant 48 h. Le versant sud sèche plus vite.
- En été : c’est là qu’il faut monter. Quand le Lauragais est à 36 °C, la Montagne Noire est à 28 sous les arbres.
- En hiver : neige et gel possibles au-dessus de 800 m. Le pic de Nore peut être fermé.
- Les cartes : le réseau de sentiers est dense et pas toujours balisé finement. Emportez une carte, le réseau mobile est aléatoire dans les vallons.
La saison
Printemps : la meilleure. Ruisseaux pleins, cascades au maximum, forêts vertes, personne. Été : le refuge climatique. Lampy et Saint-Ferréol. Automne : la plus belle. Hêtres, lumière basse, châtaignes. Hiver : cascades au maximum, mais accès incertain en altitude.
Depuis Le Clos Fleuri
Le premier départ est à 25 minutes, le cœur du réseau hydraulique à moins de 40. Vous pouvez partir à 8 h, marcher 3 h le long de la rigole, et être rentré pour la piscine à 14 h.
Et après une randonnée, le restaurant est sur place : cassoulet artisanal, canard de la Montagne Noire d’un producteur local — celui-là même dont vous aurez traversé le pays dans la journée.
Balisage, accès et conditions évoluent. Renseignez-vous auprès de l’Office de Tourisme du Lauragais Audois avant de partir.


